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Deux campagnes utilisent le concept du silence ce mois-ci pour défendre deux idées bien différentes.

D’un côté, Publicis Conseil et Marcel invitent les internautes à mesurer leur voix au son du nouvel aspirateur Rowenta afin de retrouver les décibels exacts du « Silence force extrême ».

findtheforceofsilence.com

Sans micro, l’internaute peut aussi essayer de jauger le son de ce nouvel aspirateur à l’aide de son clavier. Selon les décibels atteints, l’image du fond – une jeune femme assez stéréotypée attendant dans son grand et blanc salon, devant des baies vitrées lumineuses, de pouvoir passer l’aspirateur – s’anime de manière amusante. Castafiore, voisin bruyant ou autres personnages viennent illustrer le niveau sonore choisi.

Malgré un désir de dynamisme certain, le jeu long à se charger et les scénarri lents à arriver après le choix du niveau sonore peinent à capter l’internaute.  Pourtant le teasing de cette nouvelle campagne était bien orchestré et notamment sur la page Facebook de Marcel. Pendant quelques semaines, l’agence a distillé des photos ou courtes vidéos de ses salariés testant le jeu, criant devant leurs ordinateurs..pour terminer en beauté avec Maurice Levy himself s’amusant à son bureau. Un bon moyen de toucher une audience plus jeune que celle de Rowenta.

Si Publicis et Rowenta mettent donc en avant le silence, un argument pertinent vu le produit et qui permet de s’échapper des tendances des pubs habituelles sur le volume de poussière, les moutons sous le lit d’une ménagère dépassée, Amnesty International invite quant à lui à briser justeent cette loi du silence.

Et le procédé est là encore assez innovant. Sans compter que la cause est noble, les efforts de storytelling d’Amnesty International permettent de prendre part de façon crescendo à la cause défendue, à savoir le soutien d’une dizaine de personnes persécutées ou enfermées à travers le monde à cause de leur mobilisation pour la défense des droits de l’homme.

Tout commence par un film d’animation percutant, où les sons et les bruitages créent une ambiance bien particulière, où les coups portés aux hommes et aux femmes font plus de bruits que leurs cris réduits à néant.

Face à cette situation, Amnesty International vous invite à « briser la loi du silence » en libérant quelques notes de musique. Via l’opération le marathon des signatures, chaque signature permet de libérer une note d’une chanson réalisée pour l’occasion, par Yaël Naïm.

100 000 SIGNATURES, = 100% de la composition exclusive de Yael Naïm

« La découverte progressive, par la mobilisation collective de cette musique, souhaite montrer symboliquement que c’est chacun dans une mobilisation collective, qui peut produire du changement pour les droits de ces personnes.  »

Une campagne savamment orchestrée donc, autour d’un concept fort et lisible (redonner de la voix aux opprimés de façon théorique mais aussi concrète) appuyé par des contenus de qualité (film d’animation, espace dédié sur le site d’Amnesty) avec un objectif à la fois humanitaire donc (défendre les droits bafoués de personnes en danger) mais aussi palpable (la participation à la libération d’une musique).

Vous aussi brisez la loi du silence sur :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Personnes-en-danger/Actualites/Le-Marathon-des-signatures-2011-demarre-4113

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On a déjà parlé ici de la forte et pertinente présence de Greenpeace sur les réseaux sociaux. Depuis l’épisode Nestlé, la force de frappe de l’ONG sur le web n’est plus à démontrer.

Et depuis quelques mois, le défenseur de l’environnement multiplie les campagnes à forte résonance médiatique. Surtout, l’inventivité et le caractère intégré des campagnes lancées par Greenpeace sont étonnants.

http://www.greenpeace.org/france/fr/barbie/

Dernièrement, grâce à un procédé de storytelling efficace et la mise en place de plusieurs comptes Facebook et Twitter dédiés, Greenpeace s’est ainsi amusé à prendre la parole au nom de Ken prêt à quitter Barbie « accroc à la déforestation ». Et la poupée bodybuildée d’interroger les internautes sur son futur choix : quittera, quittera pas? jet privé rose contre principe écologique?

Reprenant les codes des magazines People, l »interview de Ken qui affirme « je ne sors pas avec des filles qui pratiquent la déforestation » a généré 275 316 vues, depuis sa mise en ligne il y a 1 mois.

Et Greenpeace n’en oublie pas moins ses procédés préférés, puisque des militants ont placardé la photo de Ken mécontent sur la façade de la marque Mattel.

Presque en parrallèle, Greenpeace s’attaquait au constructeur automobile Volkswagen, dénonçant son « côté obscur » en utilisant la célèbre image de Dark Vador, et appelant à « join the rebellion ».

Encore une fois, un beau travail à la fois de storytelling, de mobilisation sur les réseaux sociaux, et de réutilisation d’icônes chères au grand public.

Un succès toutefois à mesurer puisque les marques aurianet décider de contre-attaquer : en Angleterre, Cairn Energy a ainsi traîné l’ONG devant les tribunaux, visant l’interdiction de la publication des images  d’une occupation sur Twitter et Facebook.

La fin de belles histoires ? …

Adieu veaux, vaches cochons, aujourd’hui qu’importent les réseaux sociaux, les opérations pub, place à la culture!

Je donne la parole à un ami, tombé sous le charme de l’exposition « L’Ombre du cygne » de Grégoire Eloy, à la Galerie la petite poule noire. Laissez vous guider….

« D’un Black Swan à l’autre »

Non, cet article ne traite pas du superbe film de Darren Aronofsky, mais les cygnes restent à l’honneur. Il s’agit de l’exposition « L’Ombre du cygne », série de photographies réalisées par Grégoire Eloy sur les coulisses des défilés de John Galliano, prises entre 2004 et 2010, à découvrir actuellement à la Galerie la petite poule noire.

À l’heure où le génie de la mode se retrouve à nouveau sous le feu des lumières médiatiques, il serait aisé de se laisser penser à un coup « opportuniste » de la part du photographe. Il n’en est rien.

Il suffit de s’émerveiller devant la poésie des photographies proposées pour comprendre que l’enjeu n’est pas là. Au contraire. Le regard porté par le photographe sur ce monde de la mode met volontairement à mal tous les clichés que l’on entend trop souvent. Il n’est pas question ici de superficialité, de conflictualité ou de strass en tout genre. Mais de contemplation, d’isolement, de solitude, de distance. Distance avec le sujet, mais également distance avec l’œil du spectateur.

Ornés des plus belles matières, sujets de convoitises et d’émerveillement, ces êtres éphémères nous offrent une tout autre facette. Un autre décor, où tout semble intemporel, figé, enfermé dans l’agitation permanente des couturiers, costumiers et autre « techniciens » du paraître qui s’affairent pendant les défilés. Un sentiment de mélancolie s’empare immédiatement du spectateur à la vue de ces mannequins, sublimés par un noir et blanc au grain intense.

Une sorte de mise en recul, de beauté empreinte de sérénité. Un regard contemplatif loin des jugements d’apparence dont se nourrit trop souvent le milieu de la mode…

L’ombre du cygne
Un travail photographique de Grégoire Eloy dans les coulisses des défilés de John Galliano
du 27 mai au 31 juillet 2011

12 bd des Filles du Calvaire, 75011 Paris
Ouvert de 12h à 19h / du mardi au samedi
Métro Saint Sébastien Froissart

La révolution est en marche et rien ne l’arrêtera…même pas le marquage à vie!!

Car au delà des passionnés (fous?) qui s’amusent à se tatouer l’oiseau de Twitter ou encore les logos Facebook, la marque de vêtements Ecko va encore plus loin et propose la carte de fidélité « humaine ».

En effet, arrêtez de suite de vous intéresser aux évolutions en matière de RFID, ne pariez plus sur le paiement mobile, les Coupons Facebook, jetons ensemble les obsolète cartes en plastique qui encombrent nos portefeuilles, la véritable marque de fidélité c’est le tatouage!

Ainsi, les fans de la marque Ecko, sous présentation de leur bras musclé ou autre partie du corps tatouée  (le choix doit quand même être stratégique puisqu’il implique une présentation au vendeur à chaque passage en caisse…ô joie) pourront remporter 20% de réduction, à vie. Une initiative, disons insolite, qui correspond, certes au coeur de cible de cette marque « urbaine », streetwear, mais qui me semble quelque peu extrême.

Entendons nous bien, si j’apprécie véritablement le tatouage, et je comprends la démarche de fidélisation de ses fans, d’attachement à une marque, je suis plus que sceptique face au lien entre l’opé marketing et le choix du tatouage qui, s’il se banalise, reste à vie.

Une démarche qui implique en tout cas un bel ego de la part de la marque, et un véritable pari sur le lien qu’elle entretient avec ses clients les plus fidèles…

Dommage que Mammuth n’existe plus, avec une image quelque peu subjective , ces nouveaux tatoués auriant pu cumuler dans deux magasins!

Et le QR code tatoué? avis aux marques, je lègue l’idée.

Merci @ParisComLight pour le tweet de l’article de Social Media Explorer « Brand Loyalty & The Girl with the Rhino Tattoo »

http://www.socialmediaexplorer.com/digital-marketing/brand-loyalty-the-girl-with-the-rhino-tattoo/

Les chasses aux trésor se suivent et ne se ressemblent pas toujours.

A l’approche des beaux jours, les marques ont décidé de jouer avec leurs fans, et principalement les accros au mobile. Les chasses aux trésors se mutliplient donc, soutenues par des vidéos virales pour relayer l’évènement et souvent une page Facebook en forme de teasing et compte à rebours.

C’est le cas de Gemey Maybelline qui réussit à sortir efficacement de ces publicités, disons le plutôt classiques (j’aimerais vous mettre le slogan en musique « gemey maybelline! »), en proposant aux fans de la marque sur Facebook une opération Cil à Cil pour le lancement de son nouveau mascara Volume Express.

Ainsi, la marque a caché 1000 mascaras codés dans les grandes villes françaises. Grâce à une géolocalisation, via Google Maps, les internautes sont invitées à découvrir les tubes de mascara cachés et découvrir ainsi le cadeau qui leur attend, à la clé le gros lot, un week end à New York.

Si le suspense est ici moindre, puisque l’emplacement des lieux est parfaitement explicité et que la compétition entre les joueurs (joueuses) n’est pas véritablement encouragée, l’opération est bien relayée sur les blogs et offre une belle visibilité à la marque.

Ray ban va plus loin et mise tout sur la chasse à l’homme.

Grâce à une application de réalité augmentée, dans Paris, les utilisateurs de smartphone sont invités dans un premier temps à scanner un QR Code qui leur permet de mettre 50 000 euros dans leur cagnotte virtuelle.

Mais celle ci est menacée par les autres joueurs qui peuvent, grâce à la réalité augmentée, connaître la position de leurs concurrents et « capturer » leur argent : ils gagnent alors 50% de leur cagnotte. A la fin de la semaine, le joueur remporte la somme d’argent qu’il a réussi à conserver.

Une belle réalisation tant sur l’application, qui offre une vision de réalité augmentée à travers les célèbres modèles de la marque, que sur le concept fidèle au slogan « stay uncover ».

Ces deux opés confirment la tendance actuelle : les marques vont vous faire courir!

(Après tout, Wonderbra vous a déjà fait sauter sur un trampoline en sous-tif, tout est possible! )

Petit focus* aujourd’hui sur une belle campagne de Médecins du Monde, sur la santé et son coût. Une campagne qui tombe à point nommé pour la Journée mondiale de la Santé, comme nous l’explique ZFactory.

Médecins du Monde a mis les petits plats dans les grands, avec une limousine en guise d’ambulance, une carte Gold pour remplacer le vert de la carte vitale (tellement has been le vert) et des stéthoscopes en or! pour un peu, Paris Hilton deviendrait représentante en pharmacie à ce rythme!

Un beau moyen en tout cas de dénoncer le coût croissant des dépenses de santé qui, selon médecins du Monde, « fait basculer, chaque année, plus de 100 millions d’individus dans la pauvreté ».

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la campagne ici :

http://lasantenestpasunluxe.org/home/

* Vous l’aurez remarqué, ces temps ci je poste peu ou plutôt des coups de cœur que de véritables articles (si ce n’est qu’un jour j’ai écrit de véritables articles! ) Bref, je viens de changer de boulot pour aller encore plus au coeur de la substantifique moelle : une agence de comm, toujours autour des problématiques digitales. Nouveau boulot et questionnements philosophiques liés (qui suis je ? ou vais-je? la publicité m’aime-je?) qui m’obligent à freiner le rythme… Autocentrée je vous dis!

Deux marques de basket pour deux idées innovantes.

La beat box avec les pieds [mais pas comme un pied attention] , façon Adidas, et un beau partenariat avec des danseurs et rappeurs français (via@Vanksen). « La Fouine, Soprano, Youssoupha et Sniper côté musique, ainsi que Les Twins et Lamine pour la danse. »

http://www.vanksen.fr/blog/venez-essayer-les-baskets-adidas-megalizer/

Autre exercice du genre par Oasics qui propose une nouvelle démonstration de la gravité avec un bel exercice de lévitation. En espérant que l’effet n’est pas similaire et immédiat à l’essayage de chaussures!